Votée en 1972, la loi française contre le racisme a aujourd'hui 30 ans !
Toute discrimination
fondée sur l'appartenance ou la non appartenance, réelle
ou supposée, à une ethnie, une nation ou une religion, est
interdite.
L'Etat assure
le respect de ce principe dans le cadre des lois en vigueur.
La loi du 1er juillet 1972, adoptée à la suite de la ratification par la France de la Convention Internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, constitue le texte majeur en matière de lutte contre le racisme en France.
Les dispositions
législatives de lutte contre le racisme, sont insérées
principalement dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de
la presse et dans le Code Pénal.
Ces dispositions
ont été complétées au fil du temps par plusieurs
lois, dont celle du 11 juillet 1975 ( discriminations sexistes ), du 7
juin 1977 (discriminations dans les activités économiques
), du 3 janvier 1985 ( violences et crimes racistes ), du 25 juillet 1985
( discriminations relatives aux moeurs ), du 30 juillet 1987 ( renforçant
certaines dispositions de la loi du 1er juillet 1972 )et du 13 janvier
1989 ( discrimination liée à un handicap ), la loi du 13
juillet 1990, dite loi Gayssot, ( instaurant le délit de contestation
de crimes contre l'humanité). Et enfin la loi du 6 novembre 2001
relative à la lutte contre les discriminations racites vient renforcer
notre arsenal législatif, notamment en droit du travail.
Cette réforme
s'inscrit dans le cadre de la transcription interne de directives européennes
en matière de lutte contre les discriminations.
L'adoption
de l'article 13 du Traité d'Amsterdam
a été l'événement déclencheur de cette
politique anti-discriminatoire, puisqu'il reconnaît expressément
la compétence de la Communauté Européenne dans ce
domaine. La législation française en matière de lutte
contre le racisme a donc vocation à évoluer au regard de
l'édification de la législation européenne.
*** Article 13 du Traité d'Amsterdam :
" Sans préjudice des autres dispositions du présent traité et dans les limites des compétences que celui-ci confère à la Communauté, le Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la commission et après consultation du Parlement européen, peut prendre les mesures nécessaires en vue de combattre toute discrimination fondée sur le sexe, la "race" ou l'origine ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle."
Victimes ou témoins d'actes racistes, c'est un devoir civique de faire respecter cette Loi !
Prenez contact avec le MRAP !
... et visitez le site : www.discriminations-racistes.org